UNE VIE À SE FOUTRE

Résidence du 19 au 24 février 2024


Compagnie le Dire-Dire

Écriture, mise en scène et jeu : Flor Lurienne et Frédéric De Goldfiem

Le spectacle : Un couple pris sur le vif au moment de vider le lave – vaisselle.
C’est aussi bref que ça. Focus sur un moment délicat du quotidien où la manière de ranger un lave- vaisselle trouve son étroite correspondance avec les appréhensions de la vie à deux.
Comment de pauvres couverts et quelques assiettes en disent long sur le règne social et amoureux.
Le lave-vaisselle métaphore de la grande centrifugeuse qu’est le couple.

Note de l’autrice : Frédéric et moi nous nous sommes connus dans une jeunesse insouciante. Trente années plus tard, nous revisitons la rupture dans nos vies d’adultes. Du couple originel, d’autres récits de couples se superposent. Etrangement, toutes les histoires se ressemblent. Mais pas les ruptures. « Une vie à se foutre » raconte cette lente déchirure qui remet en jeu tous les codes sociaux occidentaux que nous avons adoptés et qui, au cours d’une séparation, se transforme en tremblement de terre, déracinant et fracturant à son passage, tous les ancrages passés. De quoi, de qui pouvons-nous réellement nous défaire ? C’est toute la question que pose le sujet de cette pièce.

La compagnie : Flor Lurienne est comédienne et autrice.
Sa chronique « Déshabillez mots » co- écrite et interprétée avec sa comparse Léonore Chaix est diffusée sur France inter pendant trois grilles d’étés et remporte le Prix SCAM. Adaptée pour la scène, la série radiophonique se transforme en trois spectacles. Le duo se produit pendant sept ans en France et Dom Tom. Les éditions Flammarion et l’Avant-scène publient leurs textes. Son premier roman RITA TRACE SA ROUTE paru en mai 2022 aux éditions Velvet est qualifié de « pépite poétique » par l’Obs, le Figaro et le livre Hebdo. Une adaptation cinématographique est en cours. Elle accompagne les élèves de première année du cours Florent-Musique dans le cursus écriture. Fred De Goldfiem est acteur des troupes du Théâtre National de Nice (2002.2009) et (2020.2023). Il a joué entre autres pour Daniel Benoin, Antoine Bourseiller, Robert Cantarella, Mathieu Cruciani, Anne-Marie Lazarini, Muriel Mayette-Holtz, Tg Stan, Krzysztof Warliskowski. Il met en scène une quinzaine de pièces produites par le CDN de Nice, plus de la moitié sont des écritures dites de plateau. Elles sont un processus qui mêle matières textuelles et improvisations. Elles questionnent, entre autres, la valeur du témoignage, celle du discours, la dissonance cognitive, la notion de posture et d’imposture, la place du bouffon, le rapport au pouvoir, la puissance du rire.


Site internet : Flor-lurienne.com

PRINCESSE DE PIERRE

Résidence du 15 au 20 janvier 2024

Jeune public
Compagnie Verba Pictures

Texte : Paulien Peyrade
Mise en scène : Mohand Azzoug
Avec : Lucile Oza
Création sonore : Julien Storini
Collaboratrice : Valentina Fago

Le spectacle : Princesse de Pierre » c’est l’histoire d’Eloïse, jeune fille en proie à l’hostilité ses camarades de classe. Alors que tout a commencé comme un jeu Eloïse est maintenant « Eloïse la sans amis » : exclue, pariât, mise au ban de sa classe. « Princesse de pierre dresse le portrait d’une fille qui tente, toute seule, de faire face et de résister au harcèlement qu’elle subit. Elle se débat en silence dans un monologue intérieur puissant, contre ces agressions, à la fois contre les autres et contre elle-même. Inspirée du conte de Cendrillon, Eloïse a la boule au ventre à entendre le retentissement de la sonnerie scolaire : « La cloche va sonner, bientôt » qui sonnera aussi la reprise du déferlement de violence et d’agressions dont elle est victime. Et avec, la peur, qui contrairement aux agressions, ne fonctionne pas par intermittence, mais est présente en permanence : Moi, la peur, je suis déjà dedans.

Note de l’autrice : Une jeune fille est assise au fond de la classe, près de la fenêtre. Elle parle toute seule, dirait-on. Elle pense à haute voix. Elle compte les minutes avant la fin du cours, la grosse aiguille se rap- proche de la petite, moins une minute, moins une minute. Elle n’est pas pressée de sortir. Dehors, c’est l’isolement, les moqueries, les bousculades. Elle s’appelle Eloïse mais au collège on l’appelle La Sans-Amis. C’est écrit sur le mur des toilettes et au t-pex en haut de l’escalier. Eloïse connaît par cœur chaque recoin de l’établissement, où on peut se cacher, où il faut éviter de se trouver si on ne veut pas attirer l’attention. Elle sait quand il faut sortir de la salle pour ne croiser personne, quel couloir emprunter, à quelle vitesse, les yeux toujours baissés. Ce qu’elle ne sait pas, c’est pourquoi c’est tombé sur elle. Pourquoi, un jour, sa meilleure copine a dit, Eloïse, elle pue, et pourquoi tout le monde l’a imitée. 
Pourquoi plus personne ne lui parle. Pourquoi ça ne s’arrête pas. Alors elle s’adresse aux autres, dans sa tête. À toi. Et toi. Et toi. Tu le sais, toi ? Tu y comprends quelque chose ? Elle les regarde bien dans les yeux, un par un, une par une, pour trouver une réponse. Ça aurait pu tomber sur toi. Ou sur toi. Ou sur toi. Pourquoi vous continuez si ça ne vous fait pas rire ? Pourquoi vous ne dîtes rien ? 
Comme beaucoup d’autres à son âge, Eloïse est victime du tristement connu « harcèlement scolaire », phénomène mystérieux et ancestral qu’on a parfois du mal à comprendre. Où commence-t-il ? Comment s’arrête-t-il ? Quel plaisir en tire-t-on ? En a-t-on besoin ? Qu’a-t-on peur de perdre si ça prend fin ? Celle qui se tait, celle qui rase les murs du matin au soir, prend la parole.

La compagnie :  Implantée dans le 93, Verba Pictures est une compagnie qui voit le jour en 2017 sous l’impulsion du comédien et metteur en scène Mohand Azzoug. Lui-même issu de la Courneuve, son désir de création est poussé par l’envie de provoquer une rencontre avec les habitant·es de ce territoire, dans lequel il a grandi. Comment raconter l’humain ? Comment le raconter dans notre monde actuel ? Verba Pictures pro- pose d’interroger et réinterroger sans cesse les mécanismes sociétaux dans lesquels l’Homme vit. La compagnie travaille avec des auteurs et autrices de théâtre contemporain·es. Les textes choisis interrogent notre présent et tentent d’en décrypter les enjeux, parfois structurels. On part à la rencontre de ces langues aux résonances (ou dissonances) poétiques, en s’intéressant aux caractéristiques du langage dans sa forme, dans sa puissance sonore, dans sa vibration pro- fonde. On entre au théâtre par le monde en mettant au cœur de notre travail le genre humain, dans sa complexité et ses contradictions. On est également sensible à la multiplicité de mémoires et des récits individuelles qui agissent et s’inscrivent dans la mémoire collective. L’inscription de ces récits à la première personne dans l’histoire collective qui nous interroge ou, au contraire, la non inscription de ces « Je » dans nos récits nationaux. 

Production : Compagnie Verba Pictures
Partenaires : Cité éducative, ville de La Courneuve, ville de Levallois-Perret.

EMBRASSER LE CHAOS

Résidence du 29 avril au 5 mai 2024

À partir de 14 ans
Collectif Particules Fines

Écriture jeu mise en scène : Elsa Cecchini Marie Gouault
Dramaturge et collaboratrice artistique : Caroline Knecht
Musicien et créateur musique : Christophe Lalanne-Claux
Créatrice lumière et collaboratrice artistique : Lucille Vermeulen
Artiste associé : Ryan Napier

Le spectacle : Lorsque nous les rencontrons, le GPS libéral va rendre l’âme, nous sommes juste avant la bifurcation. Elles se rendent bien compte que les histoires qu’on leur a racontées ne sont pas vraies et les ont conduites à reproduire des schémas sordides. Elles se sentent piégées et épuisées d’avoir lutté pour des vies qui ne leur appartiennent pas vraiment. 
Comment renouveler l’espoir d’un monde autre quand demain s’effrite et hier refuse de mourir ? Deux êtres qui éprouvent le besoin de changer de mythologie, qui cheminent et décident de se battre sur le champ intime et politique. Deux jeunes femmes qui se débarrassent de costumes féminins et normés avant de se rencontrer et de s’engager sur une route moins connue où il faudra encore lutter pour se défaire de bien des choses mais où il y a plus de place pour forger leurs propres réalités.

Note de l’auteur : Embrasser le chaos est une pièce de désapprentissage. Proposition d’une forme hybride, inspirée par le spoken word, entre le théâtre et les arts du récit et de la parole. Parce qu’on n’a pas fini de questionner nos cadres et que l’émancipation est un acte de tous les instants, un mouvement à renouveler encore et encore comme l’empathie, comme l’entraide. Notre écriture polyphonique multiplie les points de vue et les angles d’attaque du récit et du réel, nous donne de la force et nous permet de nous décentrer dans notre manière d’appréhender le monde.

Le collectif : À vocation pluridisciplinaire, le collectif particules fines se construit comme une passerelle d’échanges entre artistes et artisan·tes qui ont tous un parcours et des expériences singulières. Nous nous nourrissons au feu de notre altérité et nous créons ensemble un espace de recherche commun, un laboratoire des possibles. 
Que la pluralité des fines particules qui nous composent vienne s’opposer au caractère corrosif invisible du monde qui nous entoure.

Production : Particules Fines
Soutiens : Théâtre à Durée Indéterminé – Curry Vavart, du Super Théâtre Collectif de Charenton, de la Barge de Morlaix, de l’Avant-poste, Maison d’art et de convivialité à la Réole et de la Locomotive des Arts de Montreuil. 

En avril 2023, une première lecture du texte a été présentée aux Plateaux Sauvages dans le cadre de la Carte Blanche accordée au Théâtre à durée indéterminée ainsi qu’à l’Avant-poste. À la suite de cette lecture, la maison d’édition Komos a proposé au collectif particules fines d’intégrer un parcours de dramaturgie et d’édition durant lequel l’écriture, la création et l’édition seront soutenues par des résidences d’écriture et de création à l’Avant-poste, à la Villa Valmont et par une diffusion au Théâtre La Lucarne à Bordeaux.

Facebook :  https://www.facebook.com/profile.php?id=100090210376321
Instagram: https://www.instagram.com/collectifparticulesfines/

BALLE DE MATCH

Résidence du 18 au 23 mars 2024


Compagnie du Grand Chelem


Distribution en cours 

Le spectacle : en cours

Note de l’autrice : en cours

La compagnie : en cours

Production : Compagnie du Chelem
Soutiens : en cours

ELLES ONT MARCHÉ SUR LA LUNE

Résidence du 4 au 9 mars 2024

À partir de 11 ans
Compagnie la Balbutie


Claviers, voix : Cécile Maisonhaute
Création sonore, voix : Christine Moreau 
Jeu, voix et texte : Juliette Plihon
Accompagnement dramaturgique et mise en scène : Morgane Lory 

Le spectacle : « Elles ont marché sous la lune » met en scène Nancy, 13 ans, qui adore les mathématiques et rêve de devenir astronaute dans les années 1960 aux Etats-Unis. Au plateau, trois interprètes féminines lui donnent voix (comédiennes, musiciennes et créatrices sonores) et interrogent la place des femmes dans la conquête spatiale. Elles façonnent en temps réel une fiction radiophonique que le public sous casques reçoit comme une adresse intime, une plongée dans les rêves de Nancy.

Note de l’autrice : Dans ce projet, je m’adresse aux adolescent.e.s à l’heure où les portes ne sont pas encore fermées devant eux, où tout est encore possible. J’interroge les peurs, les hontes, les désirs d’une jeune fille de 13 ans, à travers l’histoire de Nancy, des femmes de son entourage, mais la présence des trois interprètes chercheuses et inventrices. 

La compagnie : Fondée en 2014, La Balbutie crée des spectacles pluridisciplinaires de théâtre vocal et sonore à l’adresse des jeune et très jeune publics, et des adultes qui les accompagnent. Chaque spectacle est l’occasion d’inventer des dispositifs singuliers, interrogeant la perception des spectateurs. « Elles ont marché sous la lune » sera sa 6ème création.

Production : Compagnie la Balbutie
Soutiens : 9-9bis à Oignies (62), du Sax à Achères (78), de l’Entre-Deux, scène de Lésigny (77), de la Direction culturelle de Gonesse (95), le Théâtre Le Hublot à Colombes (92).


Site internet : www.labalbutie.com

MON GRAND-PÈRE CE DRAGON

Résidence du 12 au 17 février 2024

À partir de 8 ans
Collectif Dromolo


Mise en scène : Boris Alessandri
Interprètes : Lucas Challande

Le spectacle : Imaginez que l’on vienne mettre le feu à vos livres, chez vous. Imaginez un monde où la vie entière est sous contrôle. On pense à de la science-fiction et puis rapidement, cela ne semble pas si lointain. Dans le monde réel, comme dit Ray Bradbury, « Il y a plus d’une façon de bruler un livre. »
Mon grand-père le dragon est un marathon de théâtre joyeux, au milieu des livres. Une excursion dans l’imaginaire pour souffler sur les braises et attiser les flammes.

Note de l’auteur : Fahrenheit 451 est un texte contemporain, les grandes préoccupations de notre époque s’y trouvent : la coupure des humain·es avec leurs racines, les liens complexes entre progrès, technologie et bonheur ou encore la violence comme réponse récurrente au mal-être.
Adapter le roman de Ray Bradbury pour le jeune public c’est participer à empêcher cette terrible fiction
de prendre le pas sur la réalité.

La compagnie : dromos en grec signifie “course” et notre société est représentée par la vitesse, tout comme par la richesse.
Le dromos, c’est la “route” chez les Grecs, c’est “l’allée”, “l’avenue”, et en français le mot “rue” a la même racine que “ruée” : se précipiter. La dromologie est l’étude du rôle joué par la vitesse dans les sociétés modernes. Les Dromolos sont les membres du Collectif Dromolo, et n’échappent pas à cette course contre la montre. Ce que les Dromolos savent, c’est que travailler à plusieurs demande du temps. Et cela tombe bien, le Collectif pense ses projets sur du long terme, le temps de porter ses fruits, le temps de maturer. Le tout orienté vers le théâtre contemporain jeune public/tout public et plus précisément vers les fictions émancipatrices.

Production : Collectif Dromolo
Co-production et soutiens : Théâtre de l’Astronef/ Par les Villages / Guide des actions éducatives (collèges)/ Médiathèques : Sainte
Tulle / Saint André / La grognarde / Du Panier / Forcalquier.


Site internet : www.collectifdromolo.com

A DYLAN THOMAS POP STORY

Résidence du 22 janvier au 3 février 2024

À partir de 14 ans
Compagnie Les Papillons Électriques

Comédien·ne·s : Julien Flament et Elsa Agnes
Musicien·ne·s : Pierre Lavandon , Nicolas Subréchicot et Jeanne-Sarah Deledicq

Le spectacle : « Je contiens en moi une bête, un ange, et un fou, et ma quête concerne leur fonctionnement, et ma problématique est leur victoire et leur asservissement, leur renversement et leur soulèvement, et mon travail est leur expression. » Dylan Thomas

Was Dylan Thomas the first rock’n’roll Poet ? Patti Smith

1942 : Dylan Thomas se voit proposer des rédactions et des lectures de scenarios pour une émission à la BBC
intitulée Early one morning, mais Thomas le clown, le chien parmi les fées, donne progressivement à entendre
la musique mystérieuse de son écriture, de ses poèmes… c’est le commencement des « poetry readings – poésie performances ». On y entend l’amour éperdu du son de la langue et la façon dont à travers lui le sens des mots est à la fois débusqué et perdu. C’est par la mise en scène de sa propre voix, et de son personnage d’ivrogne extravagant, qu’il conquiert le public et lui donne à l’époque l’aura d’une rock star. Dylan deviendra, par-delà l’écriture, l’acteur de sa poésie : à travers des performances publiques et radiophoniques révolutionnaires. Il invente sans le savoir un mode de résistance qui aura un écho phénoménal pour la Beat Generation.
Avec ce projet, je veux redonner un corps à l’invention du poète gallois Dylan Thomas (1914-1953), figure dissonante de son époque.
Sur une scène, un concert, qui sera l’artifice pivot pour révéler ce que Dylan nous raconte.
À partir d’une création musicale live, d’un choix de poèmes, de lettres d’amour, de fragments d’interviews,
d’archives radiophoniques et d’extraits de la nouvelle – One Warm Saturday – Un samedi brûlant dans une traduction inédite de Kelly Rivière – nous tisserons au plateau notre histoire de Dylan Thomas : nous y seront
toutes et tous chanteur, musicien, narrateur, poète fou d’amour, jeune homme ivre sur une plage, dans un parc ou dans un bar de Swansea, prostituée, barman, estivant, humble et presque inconnu, amour rêvé, fantôme bruyant dans un escalier…
Comme Francis Bacon a cassé la figuration pour fabriquer de la présence réelle, Dylan casse la logique du langage pour donner à entendre ses images vraies.
C’est à partir de cette transgression que je construis mon projet : trouver des espaces, des proportions, des distorsions, faire entendre une voix, des voix : faire voir et entendre au plateau cette prose inondée d’images.
Être au carrefour du mouvement des corps, des mots qui s’abandonnent à la musique. Cette musique qui impose le présent, qui découpe le temps, qui parle sans nommer, qui du désespoir ou de la jubilation mène à la transe.

La compagnie : L’idée de cette compagnie est de réunir une équipe pluridisciplinaire avec des domaines
d’expertise différents, ici chanteur.euses, musicien.nes, acteur.rices, traductrice, dramaturge, linguistes qui se réunissent/se rencontrent autour d’un projet. La compagnie propose la création de formes musicales qui permettent d’explorer la musicalité des textes grâce à la rencontre entre la voix parlée et la voix chantée, la musique et la poésie. Par ce médium, elle cherche à interroger le plurilinguisme, la question de la traduction et la polyphonie au plateau avec comme axe principal la poésie anglaise.

Production : Compagnie Papillon Électriques
Co-production et soutien : Le 104, L’azimut.

JE CHANGERAI VOS FÊTES

Résidence du 8 au 12 janvier 2024

À partir de 16 ans
Compagnie Jardins d’hiver


Mise en scène : Quentin Rioual
Interprètes : Emmanuelle Péron (distribution en cours)
Dramaturge : Estel Baudou

Le spectacle : Deux enfant bretons heureux lisent un jour la prophétie d’Amos : « Je changerai vos fêtes en deuils et vos chants en lamentations. » Iels la font leur, grandissent puis connaissent des fêtes endeuillées et des deuils festifs.
En sondant dans l’équipe la persistance des rituels chrétiens et du paganisme breton, Je changerai vos fêtes porte sur la transformation intime et l’appropriation du néant. Comme Dans une sorte de désert (2023), cette pièce se veut être une performance sensorielle.

Note de l’auteur : Je ne sais pas bien dans quelles tragédies nous sommes impliqué·es, quel en est le nombre, et si l’on peut se transformer toute sa vie. Je sais tout juste un peu comment il est possible de disparaître à soi-même, et se retrouver. Cela fait peu de connaissances. Mais sans doute y a-t-il des rituels à offrir à ce peu-là. Des rituels où l’on fait théâtre en fêtant la beauté de notre ignorance.

La compagnie : Jardins d’hiver investit les mémoires que l’on a de soi, celles dont on hérite et la façon dont on les investit. Celles-ci s’incarnent dans des figures contemporaines et anciennes issues des minorités (lgbtqia+, de culture, de classe), mises en scène dans des formes qui troublent les attentes ainsi que les habitudes de perception visuelle et auditive.

Production : Compagnie Jardins d’hiver


Site internet : https://quentinrioual.com

LE PRINCE À LA TÊTE DE COTON

Résidence du 2 au 7 janvier 2024

Tout public
Compagnie Le Bruit de L’Entre.


Comédien·nes : Marie-Béatrice Dardenne, Ellen Huynh Tien Duc, Stéphane Ly-Cuong, Quentin Raymond
Musicien : Nicolas Porcher
Mise en scène : Éloïse Bloch

Le spectacle : Jacques ne pourrait pas vous écrire ce résumé.
S’il le faisait, il commencerait par une citation de Jacques Tati. Puis, il se décrirait comme un jeune professeur retraité. La troisième phrase inverserait deux mots. La quatrième serait confuse, et la cinquième franchement illisible.
Jacques ne le sait pas encore, mais il est atteint d’une aphasie primaire progressive. Face à la maladie, c’est toute sa famille qui se ré-organise.

Note de l’auteur : “Il était un jeune prince attiré par le ciel. Quand il eut fini de grandir, il s’envola.”
Ma pièce raconte la manière dont le quotidien d’une famille s’adapte, et s’irise de violence et de silence. La tendresse et les rires qui persistent. La nécessité de faire bloc. 
Le mélange du théâtre, du conte et de la musique permet d’appréhender la même histoire sous divers angles et éclairages, tout en gardant une unité forte, comme plusieurs pièces de verre d’un même vitrail.

La compagnie : Le bruit de l’entre est une compagnie de théâtre musical. Sa volonté est de développer une écriture tressée du livret et de la musique.
Nous ne pensons pas l’un des éléments subalterne à l’autre, mais tentons de les créer simultanément, symétriquement, pour que leur co-présence les enrichisse mutuellement. La musique s’inspire des techniques d’écriture, et le texte se compose.
Nous cherchons à imaginer un contrepoint, où chacun garde son autonomie, se répond, prend la parole.

Production : Le Bruit de L’Entre.
Coproduction et soutien : Ce texte est lauréat 2020 de l’Aide à l’écriture catégorie « Fiction Sonore » de la Fondation Beaumarchais SACD, lauréat Artcena de l’aide à la création – printemps 2022, et sélection 2022 du comité de lecture du théâtre du Rond-Point dans le cadre de son dispositif « Piste d’Envol ». Pour son écriture, il a bénéficié d’une résidence à la Chartreuse – Centre national des Écritures du Spectacle (Villeneuve-lez-Avignons). Pour sa mise en scène, il bénéficie du soutien du Foyer Vietnam, et de la compagnie Le Bruit de l’Entre. Cette pièce est accueilli en résidence par la compagnie CIPANGO dans le cadre du CLEA (contrat local d’éducation artistique), du TDI, de La Curie, du théâtre le Hublot, et de RAVIV, réseau des arts vivants.


Instagram : https://www.instagram.com/lebruitdelentre/

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La chanson venue de la mer

mardi 23 au jeudi 25 avril 2024 à 10h et 14h30

HORS LES MURS

À partir de 6 ans
Durée : 1h
Compagnie La Rousse

Écriture : Mike Kenny
Mise en voix : Nathalie Bensard
Interprètes : Lucile Oza et Tom Politano
Musique : Guillaume Mika


crédit photo : Alexandra Yonnet

Le texte : Josh entend chanter. Une nuit, il rêve qu’il danse avec un dauphin au milieu des flots. Il en parle à sa grand-mère qui lui propose d’aller chercher d’où vient ce chant. Arrivé au bord de la mer, Josh plonge dans les flots et joue longtemps avec son ami le dauphin, qui lui raconte une vieille histoire que Josh racontera à son tour à sa mère, qui, pour la première fois, l’écoutera vraiment. Il l’emmènera bientôt au bord de la mer. Un conte philosophique pour les tout petits, qui introduit sans didactisme les éléments : la terre et l’eau.


TARIFS :
Entrée libre
reservation@theatrelehublot.fr